Monsieur le Président, Cher-e-s collègues,

Je vous le dis tout de suite pour éviter tout suspens, nous voterons pour l’approbation de cette convention tripartite entre la Chambre de Commerce et d’Industrie de notre département, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Hauts-de-Seine, parce qu’il nous semble qu’il est absolument important de les soutenir en ce moment, c’est un tissu qui a été extrêmement affecté par la crise, mais nous aimerions mettre à profit cette délibération pour appeler votre attention sur ce qu’on pourrait appeler un « troisième secteur », qui ne fait pas partie de ceux que je viens de citer et dont l’importance a été révélée par la crise pandémique ; il s’agit de particuliers, d’associations, de coopératives, qui travaillent dans le recyclage, l’écomobilité, l’alimentation, les circuits courts, qui ont, comme les autres, énormément souffert et dont on s’aperçoit qu’aujourd’hui, ils forment un vivier de proximité extrêmement utile, que, là aussi, il y a beaucoup d’emplois, même si on a du mal à les identifier. Je pense qu’il serait important que maintenant, notre Département puisse les aider, alors, bien évidemment, pas dans le cadre de cette délibération, considérez cela comme un amendement d’appel.

Je voudrais juste évoquer, et j’en finirai là, quelques exemples, dans deux Départements, le Lot-et-Garonne et l’Aude, où ils ont essayé d’instituer un revenu de transition écologique qui est destiné justement à financer ce tiers-secteur, qui, aujourd’hui, est de plus en plus important.

Nous souhaiterions, par le biais de notre vote favorable à ce rapport, vous inciter à travailler sur ce domaine, qui nous semble aujourd’hui important et qu’il faudrait soutenir, parce qu’on l’a vu, lui aussi a fait face à la crise et il a montré un rôle économique, social, de premier plan.

Vous l’avez vécu chez vous, dans vos communes, on a senti pendant la crise la nécessité de circuits courts, notamment en ce qui concerne l’alimentation. À Bourg-la-Reine, mais comme chez vous, ont été organisés des marchés de substitution, dans lesquels les producteurs régionaux sont venus ; c’est tout à fait essentiel. Je pense que cela change aussi une façon de consommer et de produire de l’agriculture, et c’est plutôt vers ces petites structures que je souhaiterais qu’aujourd’hui, le Département s’intéressât.