Je commencerai par une question : pourquoi n’avons-nous pas de rapport sur les établissements départementaux qui n’ont pas de budget annexe, ce qui nous permettrait d’avoir un aperçu complet du déploiement de structures sur l’ensemble du département ?

On peut voir au travers de la présentation que le nombre de structures présentées et les places disponibles sont largement insuffisants au vu des besoins. Rappelons tout de même que deux structures ont été fermées, ce qui mène maintenant à trois structures seulement, dont une seule qui accueille les mamans.

Nous voyons également que trois structures sont excédentaires avec des baisses d’activité, ce qui est relativement impensable au vu de la situation totalement en décalage avec cette offre. On le voit notamment avec le nombre de femmes avec enfants de moins de 3 ans hébergées par le 115 dans le département. Si nous n’oublierons pas de nous adresser à l’État et que nous n’avons déjà pas oublié de le faire, rappelons qu’au total, sur les 26 M€ consacrés à l’hébergement d’urgence dans le Département, 20 M€ sont dédiés à l’hébergement de ce public et que le Département ne peut pas être absent de cette question, puisque la prise en charge de l’hébergement d’urgence des femmes enceintes et femmes avec enfants de moins de 3 ans devrait être assurée par le Département – je m’abstiendrai de citer les articles qui le stipulent –, mais, par exemple, notons que cette carence sur des compétences obligatoires du Département, le Val-d’Oise a été retoqué par le tribunal administratif sur cette même question en 2015 et par le Conseil d’État en avril dernier, puisqu’il avait ordonné à ses services de renvoyer toutes les familles vers le 115, alors même que cela fait partie de ses compétences. Je crois qu’il est temps que le Département prenne en charge ses responsabilités, l’État aussi, évidemment. Je le redis, nous n’oublions pas de demander des comptes à l’État sur cette responsabilité, mais le Département également, parce qu’au bout, ce sont des dizaines de familles, voire quelques centaines parfois, sur un département qui sont menacées de dormir à la rue avec des enfants, et ce dès maintenant et jusqu’à dans quelques semaines.