Marie-Hélène Amiable a interrogé le Préfet des Hauts-de-Seine sur les moyens de la police dans le département. La surmobilisation des effectifs dans le cadre du plan vigipirate ne permet plus aux forces de police d’assurer leurs missions quotidiennes et de garantir la tranquillité publique dans certaines zones sensibles.

Retrouvez ci-dessous la retranscription de son intervention.

Monsieur le Préfet,

Depuis les attentats terroristes du 13 novembre, notre pays est soumis à l’état d’urgence. Le plan Vigipirate attentats a été activé. Cette situation mobilise les moyens de la police dont les personnels sont sollicités comme jamais. Ils conduisent une mission de service public appréciée, difficile et éprouvante.

Agir contre le terrorisme nécessite sans aucun doute un niveau élevé de déploiement policier. Pour autant, cela ne saurait se faire au détriment de la tranquillité au quotidien.

Or dans les quartiers populaires de nos communes, où le besoin d’un service public de sécurité est fort, les effectifs manquent pour répondre aux attentes des habitants. Lutte contre les trafics, problèmes de voisinage, conduites addictives, cambriolages sont autant de problèmes qui nécessitent une présence humaine. Trop souvent, ces derniers temps, ces habitants se voient répondre par la police qu’il n’y a pas assez de véhicules pour se rendre sur les lieux d’un délit, que les effectifs sont mobilisés par le plan Vigipirate. C’est le cas à Bagneux comme dans bien d’autres communes des Hauts-de-Seine.

Je pourrais évoquer le cas de Malakoff, qui n’a plus de poste de police et dont 1000 habitants ont signé une pétition à l’initiative de la maire pour demander une présence policière régulière.

Monsieur le Préfet, agir pour la tranquillité des citoyens exige des moyens. Je souhaiterais donc connaître l’évolution des effectifs de police dans le département, par commune et qu’ils soient revus à la hausse partout où c’est nécessaire.

Je vous remercie.